Quelques faits marquants sur le président Emmanuel Macron !

L’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a été élu président de la France en 2017, devenant ainsi le plus jeune président de l’histoire du pays.

Qui est Emmanuel Macron ?

Né en 1977 dans le nord de la France, Emmanuel Macron a fréquenté une série d’écoles d’élite avant de rejoindre le Ministère français des Finances en 2004. Après avoir travaillé pendant quatre ans dans une banque d’investissement, il a rejoint l’équipe du président François Hollande en 2012, avant de devenir ministre de l’économie, de l’industrie et des données numériques. Après avoir formé le parti centriste En Marche ! en 2016, Macron est devenu un leader surprenant dans la course présidentielle. En mai 2017, il a battu Marine Le Pen, leader du Front national, pour devenir, à 39 ans, le plus jeune président de l’histoire de France.

La petite enfance et l’éducation

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est né le 21 décembre 1977 à Amiens, France. Enfant aîné de deux médecins, Macron s’est distingué très tôt par son intelligence et ses aptitudes pour la littérature, la politique et le théâtre.

Après avoir fréquenté l’école jésuite locale La Providence, Macron a terminé ses études secondaires au prestigieux Lycée Henri IV à Paris. Il étudie ensuite la philosophie à l’Université de Nanterre et les affaires publiques à Sciences Po, avant d’obtenir son diplôme de l’École Nationale d’Administration en 2004.

Le début de sa carrière professionnelle

Après l’obtention de son diplôme, Macron est allé travailler pour le ministère français des Finances en tant qu’inspecteur. Forgeant des liens puissants, il a été sollicité par le président Nicolas Sarkozy en 2007 pour rejoindre la Commission Attali bipartisane sur la croissance économique.

L’année suivante, Macron quitte la fonction publique pour le monde de la banque d’investissement chez Rothschild & Co. Démontrant une fois de plus sa capacité d’apprentissage rapide, il a gravi les échelons pour devenir directeur général, ce qui lui a valu d’être reconnu pour son rôle de conseiller dans l’acquisition d’une division de Pfizer par Nestlé en 2012, d’une valeur de 12 milliards d’euros.

L’ascension au gouvernement

Déjà en relation avec François Hollande, chef du Parti socialiste, Macron devient secrétaire général adjoint de l’Elysée lors de l’élection de ce dernier à la présidence de la France en 2012. Chargé des questions économiques et financières, il a relevé un premier défi en aidant à trouver un compromis avec l’Allemagne sur la crise actuelle de la zone euro.

En 2014, M. Macron a été nommé ministre français de l’économie, de l’industrie et des données numériques. L’année suivante, il formule un ensemble de mesures de déréglementation pour aider l’économie, mais après quelque 200 heures de débats parlementaires, le gouvernement invoque une clause peu utilisée pour contourner la Chambre et faire adopter à toute vapeur ce qu’on a appelé la « loi Macron ».

Apparemment désabusé par la procédure gouvernementale, et considéré comme de plus en plus en désaccord avec Hollande, Macron a formé en 2016 un nouveau parti centriste appelé En Marche !. En août, il a annoncé qu’il se retirait de son rôle de ministre de l’Économie.

La course présidentielle

En novembre 2016, Macron a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Bien qu’il n’ait aucune expérience en tant qu’élu, il a obtenu l’appui de la gauche et de la droite par ses propositions visant à réduire l’impôt des sociétés et l’impôt sur le logement, à réformer l’aide sociale et les pensions et à consacrer des ressources à la défense, l’énergie, l’environnement et le transport.

Grâce à une couverture médiatique favorable et aux faux pas d’adversaires plus expérimentés, le jeune homme de 39 ans a fait un bond en avant dans les sondages. A l’issue du premier tour de scrutin, le 23 avril, il termine premier, devant Marine Le Pen du Front national.  Il s’agit de la première fois depuis la formation de la Cinquième République française en 1958 qu’aucun des partis traditionnels de droite à gauche représenté au tour final.

Historique des élections

Le second tour du scrutin présidentiel a présenté un contraste frappant pour l’électorat, Macron prônant le libre-échange et une Union européenne forte et Le Pen saisissant la vague de nationalisme qui avait entraîné son parti autrefois controversé dans le courant dominant.

Peu avant la fin officielle de la campagne, le 5 mai, l’équipe de Macron a annoncé que son candidat avait fait l’objet d’une « opération de piratage massive et coordonnée » qui a entraîné l’affichage de documents personnels et professionnels sur un site de partage de fichiers. Cependant, le déversement de données semblait avoir peu d’impact sur l’élection ; lorsque les votes ont été comptés le 7 mai, Macron avait recueilli plus de 66 % des voix pour battre Le Pen de façon décisive, faisant de lui le plus jeune président de l’histoire de France.

Le mandat présidentiel

Entre autres questions, le président Macron a dû faire face à une restructuration des pouvoirs régionaux à la suite du vote du Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne, ainsi qu’au remaniement des intérêts américains par le président américain Donald Trump. Peu après les élections françaises, Trump a annoncé qu’il retirait les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, ce qui a incité Macron à offrir la France comme « deuxième patrie » aux chercheurs en climatologie afin de  » revaloriser notre planète ».

En décembre 2017, le président Macron a accordé des bourses de recherche à long terme à 18 climatologues, dont 13 étaient auparavant basés aux États-Unis, pour qu’ils s’installent en France et poursuivent leurs travaux.

Le changement climatique figurait parmi les sujets abordés par Macron et Xi Jinping lors du voyage de trois jours du président français en Chine début 2018. Les deux dirigeants ont également exprimé leur soutien mutuel au multilatéralisme, tout en supervisant la signature d’accords commerciaux de plusieurs milliards de dollars entre les deux pays.

A cette époque, Macron a essuyé des critiques pour les mauvais traitements infligés aux migrants dans la ville portuaire de Calais, suite à des informations faisant état de perquisitions dans des abris d’urgence et de confiscations de couvertures par la police lors de périodes de gel. Le président a prononcé un discours à Calais le 16 janvier, dans lequel il a cherché à rassurer ceux qui mettaient en doute sa compassion et avertissaient la police de leur conduite. « Ce sont des êtres humains envers lesquels nous avons un devoir d’humanité, a-t-il dit. « Il faut être exemplaire et respecter la dignité de chaque individu. »

La rencontre avec le Président Trump

Le 23 avril 2018, Macron est devenu le premier dirigeant étranger à faire une visite officielle au président Trump à Washington, D.C. Après avoir longuement serré la main du président Trump lors d’une rencontre précédente, les deux hommes ont discuté avec enthousiasme et ont manifesté une affection physique qui a ravi les médias, bien que leurs paroles laissent entrevoir la division qui persiste sur certains sujets.

M. Trump a déclaré que les États-Unis et la France « commençaient à se comprendre » sur la nécessité de contenir l’Iran, bien qu’il ait continué à critiquer l’accord nucléaire comme étant « insensé » et « ridicule ». Son homologue français a également exprimé des doutes sur certains aspects de l’accord, bien qu’il ait dit qu’il espérait qu’un nouvel accord pourrait être conclu en plus de l’accord actuel.

« Ce n’est pas un mystère que nous n’ayons pas eu les mêmes positions de départ ou les mêmes visions, et ni vous ni moi n’avons l’habitude de changer nos positions ou de suivre le vent », a déclaré Macron à Trump pendant une conférence de presse.

Les deux dirigeants semblaient également être d’accord sur la nécessité d’une présence militaire continue en Syrie, bien que Macron ait indiqué qu’ils cherchaient toujours un terrain d’entente sur la question de l’environnementalisme. « C’est ensemble que nous pourrons agir efficacement pour notre planète. « Je ne parle pas seulement du climat, mais aussi des océans, de la biodiversité et de toutes les formes de pollution. Sur cette question, nous ne sommes pas toujours d’accord sur les solutions, mais en fin de compte, c’est le cas dans toute famille et dans toute amitié. »

Dans un discours prononcé devant les chambres conjointes du Congrès le 26 avril, M. Macron a célébré les « liens indissolubles » des États-Unis et de la France, et a exhorté ses interlocuteurs à rester fidèles au compromis nucléaire avec l’Iran. Il a plaidé en faveur d’un renforcement des efforts environnementaux par le biais d’une tournure sur le mantra Trump, en disant qu’il était temps de restaurer la supériorité environnementale de la Terre. Mais Macron a aussi livré ce que certains ont interprété comme une réprimande de l’ordre du jour de Trump, en affirmant que l’isolationnisme, le repli sur soi et le nationalisme « n’arrêteront pas l’évolution du monde. Cela n’apaisera pas les craintes de nos concitoyens, mais les enflammera. »

Les protestations des « gilets jaunes »

Macron a fait face à l’un des plus grands défis de sa présidence lorsque les citoyens français se sont lancés dans leurs protestations « Gilets jaunes », du nom de leurs vêtements identifiables, à la fin de 2018. Ce mouvement était dû à la colère suscitée par l’augmentation des taxes sur les carburants.

Après des semaines de protestations, Macron a écrit en janvier 2019 une lettre de 2 330 mots au public et a proposé un « Grand Débat National » pour discuter des idées économiques via une série d’assemblées publiques.

Malgré ses ouvertures, les protestations se sont poursuivies jusqu’au printemps, incitant le président à envisager de nouvelles mesures pour mettre un frein aux troubles.

L’incendie de Notre-Dame

Le 15 avril 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris, vieille de plusieurs siècles, a pris feu, entraînant la destruction de son toit et de sa flèche avant que le feu ne soit éteint 12 heures plus tard.

Macron saisit l’occasion pour réunir ses compatriotes dans une allocution télévisée, appelant à la reconstruction de la structure emblématique en cinq ans. « C’est à nous de transformer cette catastrophe en une occasion de nous rassembler, après avoir profondément réfléchi à ce que nous avons été et à ce que nous devons être et devenir meilleurs que nous ne le sommes « , a-t-il dit. « C’est à nous de trouver le fil conducteur de notre projet national. »

Survol de la vie privée de Macron

Macron a attiré l’attention sur sa vie romantique : alors qu’il fréquentait l’école secondaire à Amiens, il est tombé amoureux de sa professeure de théâtre, Brigitte Trogneux, 24 ans son aînée et par la suite mariée et mère de trois enfants. Leur liaison a été mise en suspens lorsqu’il est parti pour Paris, mais ils ont finalement repris leur liaison et se sont mariés en 2007.

Macron est le seul membre de sa famille immédiate qui n’a pas poursuivi de carrière en médecine ; suivant les traces de leurs parents, son frère cadet est devenu cardiologue et sa sur néphrologue.